Dans la ville aux cent clochers

Pour continuer sur le chemin de mes découvertes, j’ai choisi de poser ma valise pendant quelques jours dans la capitale de la République Tchèque : Prague. A vrai dire, j’avais souvent entendu parler en bien de cette capitale encore méconnue. Après avoir visité Vienne en Autriche, Bratislava en Slovaquie et Budapest en Hongrie l’année dernière, je me devais de continuer l’exploration des capitales d’Europe centrale. J’insiste sur le mot « centrale » car même si pour nous, Français, il nous arrive de qualifier Prague de capitale d’un pays d’Europe de l’Est, sache qu’il n’en est pas du tout du goût des Tchèques. Prague est donc en Europe centrale et non pas en Europe de l’Est. Tour à tour, cité royale puis ville impériale avant de sombrer dans une certaine léthargie, Prague a su renaître et s’imposer comme la capitale moderne d’un État relativement neuf en Europe. Quiconque visite la ville sera surpris par ses richesses architecturales, depuis les façades baroques extrêmement colorées jusqu’aux bâtiments noirs qui mériteraient un sérieux ravalement de façade. Sans oublier une …

Les voies de la perdition

Ayant retrouvé bien malgré moi le chemin d’un seul site de rencontres, je reste toujours estomaqué devant la quantité de mecs qui sont prêts à sauter directement sur le slip d’un parfait inconnu sans même l’avoir rencontré. Et aussi face à l’énorme perte de temps qu’ils représentent – sites ou mecs, je te laisse choisir. Pour des profils qui ne répondent en majorité jamais et avec qui la discussion s’estompe aussi vite qu’elle est apparue. Les quelques applications géolocalisées n’aident aussi en rien à adoucir le relationnel déjà compliqué dont se plaignent constamment les garçons parisiens. Plus drôle encore, les traditionnels emojis si innocents sur un écran d’iPhone, obtiennent une toute autre signification une fois que les portes de l’application orange ont été franchies. La banane et l’aubergine deviennent symboles phalliques alors que la pêche devient une paire de fesses. Les flèches « haut » et « bas » se transforment en images détournées destinées à faire comprendre l’activité ou la passivité du propriétaire du profil. Quant aux quelques gouttes de pluie, pas besoin …

Une empreinte dans mon cœur

Il y a quelques jours, j’ai pu fêter mon anniversaire en compagnie d’un grand groupe d’amis issus d’horizons très divers. J’aimerais adresser un message à chacun d’entre eux mais me contenterais de ce billet d’humeur. Une sorte d’hommage pour toi qui liras peut-être ces lignes un jour. Parce que tu as partagé avec moi des moments en or et que nous refaisons le monde dans les instants plus difficiles. A l’image de cette vie qui s’écoule paisiblement chaque jour. Nous avons vécu les années lycée, les amphithéâtres de l’université en France, en Suède, en Floride ou en Belgique. Nous avons foulé la terre battue ou la résine des terrains de tennis ou de badminton ensemble. Nous avons pu vivre des souvenirs inoubliables, à Paris, à Séoul, à Marrakech, à Athènes, à Moscou ou encore en Toscane. Trente années déjà et encore tant d’autres pour cette passion qui m’accompagne. 2017 sera probablement l’année de nouvelles découvertes telles que Milan ou Berlin, mais aussi de grands voyages, avec en tête l’Iran, l’Inde ou encore l’Afrique. Voyager …

Toi & Moi

Métro Porte Dauphine - Ligne 2 - ParisVingt-et-une stations. De Père Lachaise à Porte Dauphine, il y a 21 stations. Tout voyageur qui prend la ligne 2 du métro parisien serpente d’abord entre le 11ème et le 20ème arrondissement. Puis le voyage se fait aérien, à cheval sur la frontière entre le 10ème, le 18ème et le 19ème. La rame continue son chemin, cette fois sous terre, le long des 9ème et 17ème arrondissements. Elle sillonne le 8ème et termine sa course dans le 16ème arrondissement, aux portes du Bois de Boulogne, avec de sublimes entrées Art Nouveau. Si je m’attache à cette ligne de métro ce soir, ce n’est pas seulement parce qu’elle dessert des endroits où j’aime me rendre comme le Parc Monceau ou encore le sud de la Butte Montmartre vers la rue Lepic et la rue des Abbesses. Non, si je choisis de suivre le parcours de cette ligne c’est parce que depuis un peu moins de 5 mois, je l’ai parcourue plus que jamais. Pour passer …

Jusqu’à la dernière goutte

Supporters anglais qui boivent de la bièreEn ces temps de Coupe d’Europe de football, les supporters de multiples pays ont débarqué dans la capitale française et des grandes villes de province. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les rues de Paris fleurent bon les effluves de bières, de transpiration et d’alcool. Heureusement qu’il ne fait pas encore trop chaud car les effluves d’aisselles s’en donneraient encore plus à cœur joie. Oui, le football c’est un sport de « vrais bonhommes » qui sentent l’homme comme dirait Christine Boutin. Et qui boivent, comme des hommes. Bref, comme lors de la Fête de la musique ou de tout rassemblement populaire, les bouteilles en verre, les packs en carton et autres gobelets en plastique finissent par joncher les trottoirs et les caniveaux de certains arrondissements. Même si les services de la propreté de la Mairie de Paris font un travail remarquable, la récente Gay Pride me l’a aussi confirmé une fois de plus. Au fur et à mesure que les heures s’écoulent, certaines rues et portes cochères de Paris deviennent des urinoirs …

Rendez-vous avec une diva

Sweet Sweet Fantasy TourMalgré mon jeune âge avancé, je ne m’étais jamais rendu dans une salle de concert pour un artiste tel qu’il soit. J’avais bien mis les pieds dans des théâtres et des opéras mais jamais dans une grande salle qui peut accueillir des dizaines de milliers de personnes. Il faut dire que quand tu habites en province c’est tout de suite plus difficile. Les grands chanteurs internationaux se limitent à un déplacement à la capitale et quelques rares fois dans les grandes métropoles régionales. Venir à Paris devient donc rapidement une expédition : tu dois trouver des potes motivés, prévoir de passer la nuit sur place, organiser le déplacement en voiture ou en TGV et bien sûr payer la place de concert au prix fort comme tout le monde. Et puis en discutant avec des amies de promo de master, nous en sommes venus à parler des prochains concerts à Paris avec notamment Adèle, Beyoncé, Mika ou encore Paul McCartney. En arrive le moment où j’apparais limite pour un extraterrestre en avouant que je n’ai jamais …

La vie est un éternel recommencement

Apple computer keyboardJ’ai réalisé récemment à l’occasion d’un coup de neuf sur ce site que dix ans s’étaient écoulés depuis ce jour où j’ai eu envie de prendre la plume de manière virtuelle. Cependant, je ne me rappelle absolument pas ce qui avait motivé mon geste à cette époque. L’occasion aussi de faire un bilan sur une décennie de vie – à croire que je vais bientôt devenir « vieux » – et de revenir sur les joies et tourments d’une belle dizaine d’années qui s’achèvera l’année prochaine. Tout d’abord, je me revois à la sortie de ce lycée en briques à Reims. Un bâtiment pas vraiment sexy, le long des voies ferrées, pas vraiment en centre-ville mais pas non plus dans un quartier difficile. Je revois l’adolescent un peu paumé, mal dans son corps, mal dans sa peau, gauche dans sa démarche et ses vêtements et ne sachant pas quoi faire de sa vie. Schéma classique me diras-tu. Les années passant, j’ai pu aussi faire mes expériences, de voyages, d’amour, d’études. Apprendre la vie finalement entre …

Juste une histoire de gros paquet

Grosse bosse dans un short de jogging
Autant le dire tout de suite, quand je m’ennuie en attendant un ami ou que je me balade un peu pensif dans la rue, je m’amuse parfois à regarder l’entrejambe de certains jolis garçons qui croisent ma route. Certains pantalons ne laissent rien transparaître alors que pour d’autres c’est une histoire toute différente. La faute incombe en partie à un ami dentiste, fasciné par le mythe du « gros paquet », qui m’a légèrement converti à ce jeu somme toute innocent. Il faut bien avouer qu’il est difficile de détourner les yeux quand on devine aisément la forme de la chose. Je constate d’ailleurs que le caleçon fait de la résistance parmi la gente masculine ou que de plus en plus de mecs ne portent pas de sous-vêtements. Maniaque de l’hygiène intime, reviens un autre jour. Par ailleurs, il y a bien évidemment la scène classique du dimanche matin dans les boulangeries parisiennes : jogging enfilé vite fait, sans sous-vêtement, où l’on devine aisément la forme de la protubérance génitale. Plus ou moins généreuse, selon …

Overdose de connexions

Grindr
Je l’avoue, j’ai été un très grand utilisateur des sites et des applications sensés m’offrir le Prince charmant sur un plateau d’argent. Longtemps, j’y avais été réfractaire et puis à force d’en entendre parler, je m’étais inscrit, un peu à reculons, poussé par des amis. Il faut dire que ces sites promettent monts et merveilles. On se laisse tenter, on se prend au jeu de la séduction. Je découvre qui sont les gays du quartier, peut-être que mon voisin de palier est inscrit lui aussi. Le résultat est synonyme, au final, de beaucoup de temps gâché pour pas grand chose. Il y a ces nombreuses discussions qui tournent très rapidement autour de la ceinture, à savoir si tu es actif ou passif – comprends ici si tu aimes prendre ou te faire prendre – ou encore à connaître la taille de ton sexe ou si tu as des photos de ton postérieur. On te demande plus de photos de toi car le doute persiste. Beaucoup de profils sont en réalité des profils bidons, remplis de …

Douloureux souvenirs du collège

Moqueries d'enfantRien ne leur échappe ; les enfants peuvent effectivement être d’une incroyable cruauté envers les autres. A commencer par mes nièces qui jugent que leurs parents sont désormais des « vieux » étant donné qu’ils ont fêté leur 40 ans cette année. Si j’en viens à ce sujet c’est pour mieux te confier que les années collège ont sans doute été les plus dures pour moi. Pas vraiment du point de vue des résultats scolaires mais surtout parce qu’à cette époque de l’adolescence, on se construit en dénigrant l’autre. Ainsi, la moindre différence physique est soulignée avec dureté. Et petit gringalet imberbe à la voix fluette que j’étais à l’époque, je dois avouer que certains n’ont pas été tendres avec moi. Et dire que tout ça s’est déroulé dans l’un des établissements les plus prestigieux du centre-ville de Reims. Pour ne rien arranger et rentrer un peu plus dans le cliché, je n’aimais pas non plus les cours de sport. Avec le recul, je réalise à quel point j’ai été le bouc-émissaire durant quatre années …