C’est ça la magie Disney

Disneyland Resort ParisUne journée chez Disneyland Paris en plein mois d’août est synonyme de nombreuses attractions, d’une foule intense, d’heures de queue interminables, de deux litres de Coca Cola, d’un litre de Vittel, de pleurs d’enfants, de menus « équilibrés » composés d’un trio très américain hot dog-pizza-hamburger, d’incalculables doigts de pieds écrasés, d’odeurs écœurantes de pop-corn et de sucre caramélisé et j’en passe encore beaucoup sous silence. Avec le temps qui passe et des yeux d’adulte, le parc semble tout de suite moins féerique, moins magique et bel et bien, moins enchanteur. On apprécie beaucoup plus Space Mountain, Big Thunder Mountain ou encore Indiana Jones et le Temple du Péril que les attractions qui nous faisaient autrefois rêver comme It’s a small world. La faute à qui, la faute à quoi ? Difficile d’y trouver une réponse nette, claire et précise, tant on ne parvient même pas à la trouver soi-même. Peut-être est-ce dû à ce côté si capitaliste du parc qui fait tout pour récupérer le moindre euro possible provenant du porte-monnaie et du compte bancaire de ses chers visiteurs. Ou bien encore à des détails que l’on ne remarque pas en étant plus jeune comme les câbles électriques ou les systèmes de ventilation mal dissimulés. Disney est bel et bien un univers qui m’a fait énormément rêvé certes, mais qui ne m’attire plus du tout de la même façon, tant on sait que toutes ces histoires de princes, de princesses et d’amour merveilleux, sont malheureusement bien trop irréelles.

Gay Disney Kiss
Mais un autre aspect du parc prête à sourire : Disneyland est un havre de gays. Je crois ne m’être jamais fait autant maté en une journée, surtout au point de recevoir quatre clins d’œil extrêmement prononcés de quatre garçons différents et même une main bien ferme sur mes fesses dans la file d’attente de Space Mountain. Comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que je me trouve sur le chemin du prince Eric d’Ariel la Petite Sirène et que celui-ci vienne me faire deux bises bien prononcées, devant un parterre d’une soixantaine d’enfants assez médusés de n’avoir eu qu’une poignée de main. Pauvre Ariel, je pense que tu dois être bien malheureuse avec un mari si volage et infidèle. Bizarrement, être courtisé de la sorte ne crée rien en moi à part de l’indifférence. Des dizaines de garçons m’envoient des messages chaque jour sur des sites de rencontres mais je ne trouve presque jamais rien à leur dire, tant le dialogue se limite à des banalités et se termine rapidement. Pour en revenir à Disney, il m’arrive parfois de ne pas comprendre à quoi sert de bourrer le crâne des enfants avec des dizaines de belles histoires quand on connaît finalement la dure réalité de la vie. Avoir des enfants est un choix personnel et très certainement une envie que peuvent ressentir beaucoup d’individus en eux, mais plus le temps passe, moins je me sens prêt à renoncer à une grande partie de liberté, mais aussi à être relativement hypocrite vis-à-vis d’eux.

Koh Lanta Mais parfois, il fait bon de se bercer à nouveau de douces illusions par une fraîche nuit d’un été qui s’achève, devant La Belle au bois dormant ou n’importe quelle mièvrerie hollywoodienne ayant en tête d’affiche Julia Roberts ou Hugh Grant – et même parfois les deux. Le lendemain en te rendant à ton travail ou à ton université, tu devras remonter le moral d’une copine fraîchement trompée par son petit ami ou bien te faire toi-même larguer par SMS ou par e-mail – merci à toi, technologie de nos jours heureux qui permet de fuir avec lâcheté, sans scrupule. La révolution érotique n’a pas eu lieu en 1969 comme en témoigne le flot de sexe qui s’affiche un peu partout sans aucun complexe, des affiches du métro, jusqu’aux séries revisitées des années 90. On recycle le passé, pour bricoler le présent et donner plus de valeur à des choses qui n’en ont plus aucune. On continue à nous servir les mêmes programmes télévisés toujours aussi rébarbatifs, avec des concepts vus et revus, depuis l’enfermement d’une vingtaine de cas sociaux dans une maison trendy, d’artistes en devenir dans un ancien hôtel particulier, jusqu’à l’envoi d’une quinzaine de survivors qui veulent se mesurer à la dure loi de la nature – bien que ces dames gardent une épilation parfaite quoiqu’il arrive. Au final, on réalise qu’il n’y a rien de mieux que de passer la soirée avec un ou des amis, à discuter de tout et de rien, plutôt que de s’abrutir devant tant de niaiseries. E qui sait, peut-être que le Prince ou la Princesse se cache parmi eux ?

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